Eh bien, ça fait une éternité que j'ai rien posté sur ce blog, j'ai même failli oublier mon mot de passe. Pourtant c'est pas les occasions qui ont manquées pour raconter quelque chose, mais j'étais vraiment pas motivé, à vrai dire le fait que la fréquentation ait baissé de manière générale sur skyblog y joue pour beaucoup.
J'aurais pu parler du bac, de la fin du lycée, d'une paire de soirées qui ont accompagné tout ça, de la solitude que je ressens chaque été quand tout le monde est parti en vacances, de Charleville qui paradoxalement paraît plus vivante sous la pluie en plein hiver que chauffée par le Soleil en juillet quand ses rues sont désertées. J'aurais pu parler de l'été qui est encore passé trop vite, et je m'arrêterai à peine sur le Cabaret Vert qui comme chaque année a en l'espace de 3 jours ouvert une porte sur un monde parallèle, décalé de la réalité, un monde qui est apparu puis s'est volatilisé tout aussi rapidement comme une faille dans l'espace-temps...
Et comme chaque année, au lendemain de ces 3 jours de folie, la matraque de la mélancolie me donne un grand coup derrière la nuque, et c'est sans doute cela qui me pousse à écrire tout de même quelque chose, histoire d'exprimer tout ça même si peu de gens le liront.
D'autant que cette fois, la fin du Cabaret Vert 2009 marque non seulement la fin de l'été, mais aussi celle d'une histoire...
Si tout le monde est content de quitter le lycée pour de bon, moi le premier, on ne peut nier (j'espère que vous me rejoignez) que cette période laisse dans nos têtes une somme de souvenirs impérissables.
Désolé si tout le monde n'est pas aussi émotif que moi, si certains me trouvent niant-niant, mais cette pensée me bouleverse. Ces trois ans sont passés à une vitesse hallucinante, je le mesure en voyant à quel point tous les moments passés paraissent proches dans ma mémoire.
Ce que j'ai vécu n'a rien d'exceptionnel, c'est une histoire on ne peut plus classique : une bande de potes qui se crée sur le tas, petit à petit, qui passe des moments forts, qui rigole et qui s'embrouille parfois, certains arrivent en cours de route et d'autres s'éloignent. Beaucoup de chemin parcouru en trois ans, les mentalités changent, les projets de vie de chacun se dessinent lentement, quoiqu'il reste impossible de prédire comment sera demain.
Ce qui est certain, c'est que aussi banale que soit cette histoire, et même si un groupe d'amis comme le notre existe en milliers d'exemplaire en France comme ailleurs, j'aime cette histoire et j'aime ces gens. Je les trouve uniques et remplis de richesses chacun à leur façon, et même si je sais que certains finiront par devenir, dans 1 an ou dans 5,de lointaines connaissances, je veux qu'ils sachent que je les aime, pour les personnes formidables qu'ils sont et pour les aventures inoubliables que nous avons passées ensemble (ça y est, je chiale...)
Je livre ces mots sans rien attendre en retour, si ce n'est peut-être la promesse de passer encore pas mal de bons moments avec vous...
Comme il serait trop long et franchement indiscret de décrire ici tout le bien que je pense de chacun d'entre vous, je vais me contenter de ce petit montage photo, et sachez qu'en apposant chacune de vos frimousses dessus tous les moments heureux que j'ai vécu avec vous m'arrivent en rafale au cerveau...
Cette liste n'est pas exhaustive, il y a bien d'autres personnes qui ont beaucoup compté pour moi pendant ces 3 ans, il y en a aussi énormément dont j'ai apprécié la compagnie, même succinte, je pense qu'elles sauront se reconnaître.
Je pense que suite à ça je vais sûrement laisser ce blog dépérir, mais je voulais que ce message passe. J'en viendrai sans doute à m'inscrire sur facebook pour rester sociable durant mes soirées chiantes dans mon 9m² à Reims.
Bonne rentrée à tous, Léo.


